L'année avait débuté tranquillement, comme d'habitude. On ne fait rien les premiers cours parce que les profs se présentent, établissent leurs règlements, ce genre de choses pas importantes. J'étais tombé chanceux, tous mes profs avaient l'air sympathiques. Tous sauf ELLE. Oui, ELLE, Isabelle, qu'elle s'appelait. Mon prof de math. Je ne l'aimais pas, et elle ne m'aimait pas non plus. Probablement parce que nous étions de courants de pensées totalement opposés.Elle était une puritaine, conservatrice qui voyait d'un très mauvais oeil les marginaux libertains tels que moi. Ce n'était que le premier cours et elle s'est déjà mise à nous parler de notre avenir. Du cégep l'année prochaine, de notre emploi plus tard et combien les maths allaient nous aider à mieux réussir dans la vie. Lorsqu'elle a vu que j'étais en train de dessiner dans mon cahier par désintérêt, elle s'est approché de moi et d'un ton sévère m'as lancé un:
-Monsieur Maxime, ça t'intéresse pas ce que je dis?
-Euh...non pas vraiment en fait.
-Ah bon, qu'elle reprend, l'air genre offensé, et je peux savoir en quelle honneur tu te permet de me répondre cela? Tu sais ce que tu veux faire toi plus tard. Tu te crois meilleur que les autres au point où tu n'as pas besoin de m'écouter? Ben vas-y, dis nous ce que tu veux faire.
-Non, en fait je ne t'écoute pas justement parce que je n'ai aucune idée de ce que je veux faire plus tard et de penser à l'an prochain, pour moi, c'est trop loin. Je sais même pas si je vais être encore vivant l'an prochain. Qui sait ce qui peut arriver? Un accident d'auto? Je me fais attaquer dans la rue? Et puis de toute façon, madame Isablelle, c'est ma vie et mon avenir et je c'est pas de vos affaires.
Un regard réprobateur, bien que surpris, un demi tour vers l'avant de la classe et j'ai eu la paix. Elle a tout de suite su qui j'étais alors elle me laissait à présent dessiner tranquille dans mon cahier. Après tout, j'assumais les conséquences de mes actes, si je coulais, ce serais mon problème.
Les midis, malgré la cafétéria réservée aux secondaires cinq, nous on s'asseyait toujours à notre éternelle table, dans la cafétéria générale. Les habitudes persistaient. Cela allait maintenant faire cinq ans, jours pour jours, que nous nous asseyons au même endroit, avec les mêmes gars, et étonnament, on ne manquait jamais de sujet de conversation. Nous nous connaissions comme si nous nous étions tricotés les uns les autres.
-Hey Marc, check ça, dit Jules en lui lançcnt une mini-carotte dans l'oeil.
-Mon esti! (rire général)
-Hey pis Toad, Frank demande, ça va toujours bien avec ta blonde?
-Ben ouais pis toi, ah non c'est vrai t'en a pas! Hahahaha!!
-Ben oui, t'est ben drôle, répond Frank la moue au visage.
-Hey les gars, sur internet j'ai vu une fille, mais une crisse de grosse fille, dit Jules, elle baisait avec un itinérant. Pis lui, comme un épais, il la fourre dans le nombril pis il viens dedans!
-Ark c'est dégueulasse! Lance Ti-kev. Voir que tu perd ton temps à regarder ça. Ça c'est comme les gars qui fait des clips sur Britney Spears.
-Ah ouais, je dis, Chris quelque chose c'est ça?
-Ouais, dit Kev, ce gars là! Il a l'air d'une fille, sérieux y'abuse la gars.
-Un peu trop!
-Comme moi j'ai abusé de ta mère hier soir , blague Sweet en direction de Marc. Puis tous les autres gars on lui tape dans la main.
Ah les conversation grossière et incipides de gars sur l'heure du dîner. Je me demandais bien comment j'avais pu m'en passer durant deux mois entiers. Anne, assise au bout de la table, nous regardait en riant. Probablement qu'elle n'était pas habituée au même style de conversation avec les filles de son ancienne école.
-Hey les gars, demande Sweet, on va encore jouer au football cette année.
-Certain, répond Kev, moi j'y va si tout le monde embarque!
Sans hésitation on a suivis. On a pris soins de laisser nos déchets un peu partout sur la table et par terre pour donner du travail au concierge. Mesquin et puérile, peut-être. Amusant, pas mal. Mais c'était surtout une habitude innexpliquée que l'on avait pris au fil des ans. Laisser la table la plus sale possible. Dans une petite ville de banlieu, dans une école perdue au fond d'un champs, on se désennuis comme on peut.
Puis on est arrivés dehors, sur le grand terrain derrière la bibliothèque. Simon, un gars avec qui on parlait de temps à autres, avait amené son balon. On a séparé la bande en deux équipes et on a commencé la partie. " HOT! HOT !HOT! " Les gars couraient dans toutes les directions. Essayant de se démarqués. Se retenant par le chandail ou le bras. Puis, tout le monde essayait de plaquer le porteur de ballon. La mêlée, les longues passes, les genoux écorchés, les vêtements tachés de boue et les jeux spectaculaires. À peine avait-on le temps de reprendre son souffle qu'un nouveau jeux était déjà lancé. Anne était assise sur le coté du terrain et regardait le match. Toute seule. C'était sa première journée à cette école alors elle n'avais pas encore d'amis. À pars nous, mais je parle d'amiE. Avec qui elle pourrais parler pendant que les gars se frappent dessus, comme ils l'ont toujours faits. Et à la fin du midi, quand tous le monde est épuisé et vidé de toute énergie, on s'étant dans le gazon en attendant le son de la cloche.
Cette année allais être belle, je le sentais. Et, je l'espérais, elle allais passer vite, pour qu'enfin on en finisse de cette prison bâtie par le savoir. La semaine s'est rapidement terminée. Le vendredi soirs, nous nous rendions chez Anne. Elle venait tous juste de faire un énorme party la semaine précédente, qu'elle recevait déjà une autres bande de personnes chez elle. Ah oui, parlant de l,autre party, vous vous demandez peut-être ce qui est arrivé entre Océanne et moi après ma grande déclaration. Si oui, lisez donc ce qui suit.